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Du nouveau dans la classification d'un luminaire extérieur

À part quelques modifications mineures et l'ajout de la catégorie « défilé total » (figure 1) en 1990, la même classification pour luminaire extérieur est utilisée depuis 1963..

Comme les villes souhaitaient obtenir une évaluation plus précise des courbes photométriques de la part des manufacturiers afin d'être en mesure de choisir le bon luminaire pour un projet, une refonte de cette classification s'avérait nécessaire. Avec le nombre croissant de plaintes provenant des résidents, les villes étaient aux prises avec trois problématiques :

1.La lumière intrusive représente le plus grand nombre de plaintes. Il s'agit de la lumière non désirée sur sa propriété, particulièrement à l'intérieur de la maison. Je rencontre souvent cette problématique lorsqu'une étude photométrique est demandée par les consultants ou les représentants d'une municipalité et qu'aucun déflecteur coté maison n'est spécifié alors que la bâtisse est située près de la route ou d'un stationnement.

Le déflecteur sert habituellement à rediriger ou éliminer ou réduire, l'apport lumineux du coté maison. Dans le cas de la lumière intrusive, on désire bloquer la lumière qui serait dirigée dans une chambre à coucher. Difficile de s'endormir avec une source lumineuse intense éclairant la chambre à coucher à moins d'avoir peur des fantômes!

Certaines études tentent à démontrer que notre système a besoin d'un environnent complètement nocturne pour générer le maximum de mélatonine. Cette hormone formée dans l'épiphyse à partir de la sérotonine, nous aide à nous endormir et enclenche le mécanisme de récupération qui nous permet de recouvrer nos forces après une dure journée.

La classification présentement utilisée identifie seulement l'éclairage total vers l'arrière du luminaire.

2.La deuxième problématique est celle de l'éblouissement que subissent principalement les automobilistes. Ce phénomène se produit lorsqu'un luminaire émet beaucoup d'éclairage à des angles élevés (vers l'horizon). C'est le gros dilemme car on demande aux manufacturiers d'avoir le plus grand espacement possible, ce qui a pour conséquence qu'un système optique (soit réflecteur ou réfracteur) dirige la lumière à des angles élevés. Selon le type d'environnement, ceci engendre de l'éblouissement pour l'automobiliste pouvant générer, dépendamment du degré, une incapacité visuelle. Cette incapacité peut causer une problématique quand, par exemple, un piéton traverse la route hors des traverses piétonnières.

3.Finalement la problématique qui fait parler d'elle sur nos chaînes télévisées; la pollution lumineuse est défini comme étant en partie la contribution d'éclairage qu'un luminaire dirige vers le ciel. Il faut aussi prendre en considération celle qui provient de la réflexion de la chaussée. Cette dernière, par contre, ne peut être réglée par une simple classification.

Si on désire connaître la contribution totale d'un système d'éclairage vers le ciel, on doit faire un calcul photométrique qui inclura la contribution directe d'un luminaire ainsi que la contribution de la réflexion. La pollution lumineuse d'abord portée à notre attention par les astronomes, occasionne la disparition des étoiles. On parle de disparition car c'est le phénomène observé présentement dans les grandes villes, où on n'aperçoit que quelques dizaines d'étoiles, alors que dans les régions peu éclairées on peut en observer des centaines et voire même des milliers. Cette problématique ne concerne pas seulement les astronomes, l'étude des étoiles a considérablement enrichi nos connaissances et beaucoup de recherches restent à faire dans ce vaste domaine. Qui sait ce que nous pourront encore apprendre en regardant nos étoiles si on est en mesure de le faire en choisissant le meilleur luminaire pour un projet?

Pour répondre à ces trois problématiques, IESNA (Illuminating Engineering Society of North America) a révisé le mémo technique TM15-07(révisé) dans le but de préciser l'apport d'éclairage de manière plus précise et mesurer la contribution d'un luminaire dans différentes zones.

Dorénavant, la zone éclairage arrière sera plus clairement définie (figure 2), passant d'une seule zone à quatre zones :

BL = arrière bas
BM = arrière moyen
BH = arrière élevé
BVH = arrière très élevé

De même pour la zone avant (figure 3):

FL = avant bas
FM = avant moyen
FH = avant élevé
FVH = avant très élevé

Pour la contribution vers le haut, on passe d'une zone à deux zones (figure 4):

UL = éclairage vers le haut zone basse
UH = éclairage vers le haut zone haute

Plusieurs documents (pratiques recommandées) utilisant la nouvelle classification TM15-07 (révisé) seront prochainement produits, dont le document MLO « Modeling Lighting Ordinance ». Celui-ci permettra de régir tous les types de projets d'éclairage, à l'exception de l'éclairage routier; l'éclairage routier étant déjà régi par les villes, les problématiques énumérées préalablement sont plutôt du ressort de l'éclairage privé. Ce document permettra ainsi à une municipalité d'éviter certaines plaintes comme par exemple, la lumière intrusive provenant d'un stationnement commercial ayant des luminaires installés à la limite de la propriété avec une source halogénures métalliques de 1000w. Le document MLO comprend d'autres limitations : il y aura une méthode de calcul basée sur la performance qui s'ajoute à la méthode normative. Cette dernière sera plutôt utilisée lorsqu'on ne désire pas faire de calcul photométrique.

Ce document va premièrement définir des types de zones environnementales d'éclairage (Z0, Z1, Z2, Z3, Z4). Par exemple, un parc provincial serait une zone Z0 et une grande ville aurait une classification Z4.

Des limitations différentes d'éclairage seront permises selon la zone environnementale,. Pour simplifier la sphère, il y aura seulement trois lettres : BUG « BUG rating » définie par: B pour le Backlight, U pour le Uplight et G pour le Glare. Chacune des lettres inclura différentes zones. Pour certaines villes, le BUG à rencontrer sera de 2 et pour d'autres de 4. Cet effort permettra dorénavant de s'assurer avant l'installation de luminaires que l'on respecte le code dans le but de mieux éclairer.

Il y aura aussi, pour chaque type de zone environnementale d'éclairage, une limite différente pour l'éclairage arrière « B ». Le but est de définir des limites différentes selon la distance séparant les maisons des luminaires.

Donc, TM15-07 se veut une refonte de la classification de luminaires extérieurs qui permettra avec l'aide entre autres du document MLO de mieux définir les luminaires utilisés pour l'éclairage d'un projet.

Faites nous parvenir vos commentaires ou vos questions à : lumec.suggestions@philips.com


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